.Coucou à tous, voici mon écriture d'invention à l'épreuve anticipée de français du bac... Donnez votre avis svp !
Sujet: Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans se jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé, vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire.
..........[...]
..........La maîtresse du Duc arriva et je quittai les convives, prétextant que la soif me venait. En réalité, toutes ces retrouvailles me déplaisaient et m'ennuyaient au plus haut point. Fatigué, las et impatient que cela soit fini, je gravis l'escalier de marbre, en direction du salon-fumoir. Une porte d'ébène cloisonnait l'entrée. Je pris la poignée, poussa la porte et entra. Je découvris alors une salle grisonnante de fumée, dont les murs tapissés de vert avaient pris avec le temps des teintes sombres. Je ne me plairais pas plus ici qu'en bas...
..........Alors que j'étais en train de faire demi-tour, une chaleur dans la pièce attira mon regard. D'une mystérieuse force. Elle s'était levée et accourait vers moi. Elle, mon amour d'autrefois.
" Henry ? Henry, c'est bien toi ?! Ça fait si longtemps ! s'exclama-t-elle.
- Marie ... "
..........Mes yeux étaient écarquillés sous l'effet de surprise. Elle était si belle. Avec le temps, elle avait peu changé. De petites rides étaient apparues au coin de ses lèvres et ses yeux. Ses yeux. D'un bleu océan dans lesquels mon regard plongeait sans retenue, entier. Ses ridules mettaient en valeur la beauté éternelle de son sourire et l'émerveillement de son regard. Elle avait dû être heureuse toutes ces années loin de moi...
"Oui, si longtemps...
- Allons, viens ! Je suis sûre que tu as beaucoup de choses à me raconter. Si ça ne te dérange pas, j'aimerais qu'on aille ailleurs, je pense ne plus pouvoir supporter cette atmosphère plus longtemps...
-Oui, moi aussi... lui avoué-je."
..........Elle sortit et je la suivis. Elle me guida jusqu'à une autre pièce. A sa façon de zigzaguer dans les couloirs, je devinai qu'elle connaissait bien les lieux. Nous entrâmes dans une espèce de boudoir, dont les principales couleurs dominantes étaient des teintes de rose-orangé. Aux murs, étaient accrochées des pièces de porcelaine, sans saturer l'espace. Une fenêtre à guillotine, très large, faisait entrer la lumière dans la pièce, l'éclairant de toute part. Et devant cette fenêtre, accolée au mur, se tenait une table, recouverte d'une nappe blanche, complétée par deux chaises en rotin. Une armoire en chêne et un coucou mécanique complétaient la décoration. Nous prîmes place à la table, et j'ouvris la fenêtre.
"Merci, me fit-elle en rougissant.
-Ce n'est rien, lui dis-je en lui rendant son sourire."
..........Son teint était désormais éclatant, illuminant la pièce. L'air frais qui s'engouffrait par la fenêtre, jouait à faire voler ses cheveux, d'une blancheur immaculée. Au détour de la conversation, un rayon de soleil filtra depuis l'extérieur, éclairant son visage, mettant en valeur la moindre partie de sa sublime peau. En pleine clarté, je la revoyais, aussi jeune qu'avant. Et son sourire... Il reflétait la lumière, m'éblouissant de son bonheur, de sa tendresse, sa douceur. Je ne pouvais m'en détacher. Son image était imprégnée dans ma mémoire, si bien, que j'aurais pu la décrire fidèlement malgré les années écoulées.
"Alors, ça fait combien de temps exactement ? Ouf ! On a dû se perdre de vue après le lycée, non ?
-Oui, c'est ça. En effet, ça fait si longtemps.
-Allons mon p'tit vieux, tu te répètes ! me lança-t-elle, alors qu'un brin de malice perça de son regard.
-C'est vrai, dis-je en riant. Les choses changent, mais certaines restent toujours aussi belles."
..........Je lui pris la main. Ses doigts étaient d'une douceur incomparable. Comme pour mon cas, ses veines ressortaient légèrement. Cela donnait à sa main une chaleur inouïe. Cette chaleur se propagea en moi. Certains appellent ce phénomène la convection. Moi, je l'appelle l'amour. Oui, je le savais. Nous avions déjà été amoureux. C'est comme cela que j'ai su de suite, que je ressentais toujours des sentiments pour elle. Malgré le fait que nous nous sommes perdus de vue pendant ces années, j'étais bien décidé à reconstruire quelque chose avec elle. Car, comme elle le dit si bien, "le bonheur n'attend pas le nombre des années ..."